Les Edamame

Vous connaissez certainement le lait et la crème de soja, mais avez-vous entendu parler des fèves de soja, plus communément appelées edamame ? Consommées depuis des millénaires en Asie et en particulier au Japon, il s’agit en réalité de fèves de soja récoltées en branches avec leurs gousses avant complète maturité.

Vous les mangez à l’apéro ou comme entrée au restaurant japonais. Mais savez-vous ce que sont les edamame et comment les préparer à la maison ?

Savez-vous que ce snack asiatique très populaire n’est pas seulement un superfood exotique, mais aussi un aliment aux propriétés très riches et peu calorique, ainsi qu’un ingrédient facile qui peut s’utiliser dans de nombreux plats très différents.

Mais procédons par ordre !

C’est quoi les Edamame ?

Les edamame sont simplement des fèves de soja dans leur gousse qui ne sont pas arrivées à maturation. Elles sont donc comestibles et aussi très tendres. Mais pourquoi dit-on que ce sont des superfoods ? Parce qu’elles représentent une source de protéines végétales complète et en contiennent encore plus que les graines de sec. En plus, les edamame sont riches en fibres, pauvres en calories et riche en vitamines, en phosphore et en potassium. Elles sont aussi recommandées pour lutter contre le cholestérol.

Excellente alternative à la viande pour les végétariens, l’edamame est une légumineuse qui se consomme à toutes les sauces. Vous pouvez les grignoter à l’apéritif ou les intégrer à vos soupes, mijotés et poêlées de légumes.

En bref, elles ont des propriétés proches de celles du quinoa, font du bien et sont savoureuses.Capture

Comment cuisiner les Edamame ? La méthode la plus simple:

Au restaurant, les edamame sont servies dans un bol, bouillies ou cuites à la vapeur. Dans les plats orientaux, on peut aussi les trouver servies fraîches : essayer de les faire bouillir dans l’eau et salez selon votre goût. C’est encore mieux évidemment de les faire cuire à la vapeur. Vous pouvez les trouver au rayon surgelé de nombreux supermarchés. Dans ce cas, les edamame sont précuites ; il convient alors de les passer un peu au micro-ondes ou si vous n’êtes pas équipé, plongées dans un récipient avec de l’eau chaude pendant quelques minutes. Elles deviendront immédiatement tendres et à point pour être écossées. Si vous souhaitez offrir un apéritif plus savoureux et épicé, imprégnez-les d’un peu de sauce de soja ou saupoudrez-les avec un peu de paprika.

En salade, en apéro (gousse complète saupoudrée de sel dont on fait sauter la graine en bouche), rôties, à toutes les sauces, c’est à vous de faire preuve d’imagination!

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Mémo… technique ^^

La plus part du temps classiquement dans les céréales dites « glutineuses » . Pour se le rappeler facilement il faut penser au SABOT :
SEIGLE
AVOINE
BLÉ
ORGE
TRITICALE
Mais aussi ÉPEAUTRE, PETIT ÉPEAUTRE et KAMUT.
Mais ça ne suffit pas, nous sommes aussi intolérants aux dérivés du blé donc à ces produits lorsque l’origine n’est pas mentionnée:
  • SIROP DE GLUCOSE ou GLUCOSE-FRUCTOSE
  • DEXTROSE/dextrines
  • AMIDON
  • MALTOSE
  • MALTODEXTRINE
  • LEVURE et EXTRAIT DE LEVURE
📷
Lisez bien les étiquettes des produits (y compris de vos médicaments), certains industriels remplacent ces produits par des dérivés de maïs (par exemple amidon de maïs) et là c’est tout bonheur pour nous ^^.
Le lactose est le sucre du lait des animaux. Bien souvent dans les produits dits « sans lactose » les industriels ajoutent un additif qui fait tolérer leurs produits : la lactase, cette enzyme qui nous fait défaut pour digérer ce sucre. Donc ce n’est pas naturel… Il ne faut donc abuser pas abuser de ces produits (quelques écarts sont permis si tolérés).
Le lactose dans les étiquettes peut se trouver caché sous les dénominations suivantes :
  • BABEURRE
  • BEURRE
  • CREME (tout type : à café, aigre, douce, en poudre, etc… sauf végétale)
  • LAIT (tout type sauf végétal) et POUDRE DE LAIT
  • PETIT LAIT
  • PROTÉINES DE LAIT
  • LACTOSÉRUM
  • LACTOSE
  • FROMAGE (caillebotte, képhir sauf de fruit ou d’eau, etc…
  • YAOURT
  • E902 (LACTITOL)
  • PRÉPARATION LACTÉE
  • SUCRE DE LAIT
  • MATIERE GRASSE DU LAIT
  • PRODUIT LAITIER
  • PRÉPARATION CHOCOLATÉE
  • 📷
Lisez bien les étiquettes des produits (y compris de vos médicaments)
📷Les FODMAPs … de si petites molécules mais qui provoquent de si grands désordres et par la même occasion tant de douleurs!!! En bon français du commun non scientifique, ce sont des sucres et des semblant de sucres qui fermentent facilement (comme on fabrique de la bière ^^) dans notre intestin grâce à toutes nos petites bactéries qui y habitent.
Le principe n’est pas de les éliminer totalement tout le temps mais d’identifier ceux aux nous sommes sensibles et à quelle quantité. Donc après une élimination totale, on les réintroduit un par un progressivement.
Les plus courants :
  • AIL (sauf infusés dans l’huile), OIGNON (sauf le vert), ÉCHALOTE (sauf infusés dans l’huile)
  • POIREAU (sauf le vert)
  • AVOCAT
  • CHOUX (tous sauf choux chinois et choux kale)
  • CHAMPIGNONS (sauf en boite ou variétés SHIITAKE et OYSTER)
  • LENTILLES (sauf lentilles corail)
  • POMMES, POIRES, CERISES, ABRICOTS, PÊCHES, BRUGNON, MANGUE, MÛRES, LYCHEE, DATES, PASTEQUE et MELON D’EAU
  • HARICOTS BLANCS et ROUGES, FLAGEOLETS VERTS, …
  • PETITS POIS
  • Produits contenants des ÉDULCORANTS (bonbons, sodas light etc …)
  • ARTICHAUD
  • TOPINANBOURS
  • ASPERGES (seules les têtes sont tolérées)
  • BETTERAVES (sauf bien cuites dans l’eau)

Les FODMAPs

Voici une série d’articles sur les FODMAPs très intéressants. Et oui, c’et beau coup de lecture, mais allez, vous le valez bien ^^

Dans la famille FODMAPs, la lettre O correspond aux oligosaccharides : fructo-oligosaccharides (FOS) et galacto-oligosaccharides ou GOS. En d’autres termes, le « O » des FODMAPs, désigne des sucres non dérivés de l’amidon qui correspondent à des fibres alimentaires végétales. Alors, voyons un peu plus en détail ce que sont ces FOS et ces GOS.

Les oligosaccharides, qu’est-ce que c’est ?

Les FOS correspondent à des chaînes de quelques unités de petits sucres, principalement le fructose. Selon la longueur et la composition de ces chaînes, ils sont décrits comme des fructanes (chaînes plus courtes), inuline (chaînes plus longues) ou levanes. On les assimile à des fibres solubles.
On les retrouve principalement dans le blé, le seigle, l’orge, l’ail, les oignons, les choux, les topinambours, les artichauts, les asperges, la betterave, les poireaux, le chocolat, la chicorée.

À découvrir sur le même sujet : Comprendre les FODMAPs.

Quant aux GOSn ce sont des chaînes courtes constitués principalement de galactose. Par exemple, raffinose et stachyose sont des GOS souvent présents dans certains aliments tels que : artichaut, légumes secs comme pois chiches, haricots rouges, lentilles, algues….

Aussi, les FOS et GOS sont des fibres dites solubles. Elles ne sont pas absorbées par l’organisme. Elles traversent ainsi les intestins et se retrouvent au niveau du gros intestin, où elles sont fermentées par la flore intestinale.

Quelques aliments et leur teneur en oligosaccharides

Fructo-oligosaccharides

Teneur en fructo-oligosaccharides pour certains aliments

Galacto-oligosaccharides

Teneur en Galacto-oligosaccharides pour quelques aliments

Les effets des FOS et GOS chez les personnes bien portantes

Chez la plupart des personnes, FOS et GOS sont assimilées à des « prébiotiques », c’est-à-dire qu’elles favorisent la prolifération des bactéries probiotiques, des bactéries ayant un effet bénéfique pour l’organisme. Les FOS et les GOS ne sont ni digérées ni assimilées au niveau de l’intestin.
De fait, les FOS et GOS, assimilées à des fibres solubles, deviennent visqueuses au contact du chyme intestinal (liquide intestinal comprenant une partie des aliments partiellement digérés). Par effet osmotique, des liquides arrivent alors au niveau de la lumière intestinale, favorisant ainsi le transit intestinal.

À découvrir sur le même sujet : Le F de FODMAPS, ça vous parle ?

Ces prébiotiques ont donc plusieurs effets bénéfiques :
– modification de la composition et des activités de la flore intestinale, selles améliorées,
– amélioration de l’absorption du calcium et d’autres minéraux,
– régulation des peptides endocriniens gastro-intestinaux,
– immunité renforcée et augmentation de la résistance aux infections,
– réduction du risque d’infections intestinales, du cancer du côlon, d’ostéoporose et d’obésité.

FOS, GOS et … syndrome de l’intestin irritable

Certaines personnes sont plus sensibles à des apports en FOS par exemple. Il s’ensuit donc des troubles digestifs, avec des diarrhées importantes ainsi qu’une augmentation des gaz, de flatulences, de crampes intestinales et des ballonnements. Ce sont des symptômes importants chez les personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable.

À découvrir sur le même sujet : symptômes et diagnostic du syndrome de l’intestin irritable.

Sources

– Muir J. et al., « Fructan and free fructose content of common Australian vegetables and fruit », J Agric Food Chem, 2007, 55, p. 6619-6627.
– Food Standards of Australia and New Zealand tables.
– L’Homme et al., « Evaluation of fructans in various fresh and stewed fruits by high-performance anion-exchange chromatography with pulsed amperometric detection », J Chromatogr A, 2001, 22, p. 291-297.
– Van Loo J. et al., « On the presence of inulin and oligofructose as natural ingredients in the western diet », CritRev Food SciNutr, 1995, 35, p. 525-552.
– Food Intolerances.
– Shepherd SJ et al., « Short-Chain Carbohydrates and Functional Gastrointestinal Disorders », Am J Gastroenterol, 2013, 108, p. 707–717.

RAPHAËLLE SANTARELLI

Dans la famille FODMAPs, la lettre « F » correspond à la fermentation. Les FODMAPs désignent de petits sucres fermentescibles par la flore intestinale. Mais savez-vous ce qu’est la flore intestinale ? Et la fermentation ? Et, quel rôle a la fermentation dans le syndrome de l’intestin irritable (SII) ? Nous allons vous expliquer tout ça dans cet article ! 

À découvrir sur le même sujet : Comprendre les FODMAPs.

La flore intestinale, indispensable à notre survie

La flore intestinale correspond à tous les micro-organismes présents dans notre organisme, et spécifiquement dans nos intestins ! Eh oui ! De millions, pardon, des milliards de micro-organismes vivent dans notre côlon principalement. Ces micro-organismes sont des bactéries, virus ou des champignons qui pourraient atteindre 2 kgs de notre poids ! Impressionnant, non ?

Le microbiote d’un individu se constitue dès sa naissance, au contact de la flore vaginale après un accouchement par voie basse, ou au contact des micro-organismes de l’environnement pour ceux nés par césarienne.

Les multiples rôles des micro-organismes

Ces micro-organismes, au nombre de 160 espèces, jouent différents rôles :
– Ils ont un rôle dans notre système immunitaire, c’est-à-dire qu’ils nous aident à lutter contre les infections,
– Ils jouent un rôle dans la prévention de l’inflammation ainsi que dans la prévention de certains cancers (comme le cancer du côlon),
– Ils sont impliqués dans le processus de digestion : ils améliorent l’absorption de certains nutriments par exemple, ils assurent la fermentation des substrats et des résidus alimentaires non digestibles,
– Ils participent à l’élaboration de la vitamine B12 ou d’autres métabolites.

À découvrir sur le même sujet : Le microbiote, un nouveau Graal ?

La répartition dans le tube digestif dépend de la teneur du milieu en oxygène, des sécrétions du tube digestif, des nutriments disponibles ou bien même de la vitesse du transit. Il en résulte une répartition suivante :
– La flore bactérienne est quasi inexistante dans l’estomac, du fait du pH très bas de cet organe et des sécrétions acides.
– Dans l’intestin grêle, au fur et à mesure qu’on se rapproche du côlon, on observe une disparition des bactéries aérobies (c’est-à-dire des bactéries qui vivent en présence d’oxygène) au profit des bactéries anaérobies (c’est-à-dire qui peuvent vivre sans oxygène). C’est à cet endroit que sont concentrées certains bactéries telles que Lactobacillus, Streptococcus, et à quelques espèces de la famille des Enterobacteriaceae.
– Dans le côlon, la flore intestinale est très concentrée du fait d’un transit très ralenti. C’est là où les phénomènes de fermentation sont très importants. La flore y est anaérobie et il y a une large production de métabolite à ce niveau-là de l’intestin. On y retrouve Bacteroides, Eubacterium, Bifidobacterium, Peptostreptococcus, Ruminococcus, Clostridium, Propionibacterium.

Comment fonctionne le microbiote intestinal ? ©Pixscience pour l'Inserm

Les différentes fermentations

La fermentation est une réaction biochimique qui consiste à libérer de l’énergie à partir d’un substrat organique sous l’action d’enzymes microbiennes et à rejeter des produits. En d’autres termes, il s’agit d’une transformation de molécules en d’autres molécules sous l’action d’enzymes bactériennes.
Et, nous l’avons vu plus haut, il existe des bactéries aérobies ou anaérobies, ce qui sous-entend qu’il y aura différents types de fermentations.

– La fermentation lactique

De l’acide lactique est formé à partir du glucose (petit sucre).

– La fermentation propionique

Des acides et des gaz sont produits à partir du glucose.

– La fermentation alcoolique

Il y a formation d’éthanol et de dioxyde de carbone à partir du glucose

Il existe encore de nombreuses réactions de fermentations. Ces fermentations sont utiles pour un individu sain afin de finaliser la digestion de certains nutriments non métabolisés au niveau de l’intestin.

Fermentation et syndrome de l’intestin irritable

Chez les personnes atteintes du syndrome de l’intestin irritable (SII), ou colopathie fonctionnelle, une malabsorption de petits sucres au niveau intestinal entraîne une arrivée massive de ces petits sucres au niveau du côlon.

À découvrir sur le même sujet : Comprendre le syndrome de l’intestin irritable (SII).

Et là, les bactéries se régalent ! Elles vont fermenter ces petits sucres, induisant une grande production de gaz.
Et les diverses fermentations qui s’en suivent sont à l’origine de la formation de différents gaz : le méthane semble le gaz le plus produit chez les patients atteints de SII, mais on note également du di-hydrogène, du gaz carbonique, des acides gras volatiles, etc..

Une hypersensibilité intestinale chez les personnes souffrant de SII

Mais ce n’est pas cette augmentation de volume qui est la cause de ballonements: les recherches ont démontré que le volume des gaz chez les personnes qui se plaignent de ballonnements n’est pas anormal. Malgré une distension visible, les rayons X et la tomodensitométrie ne révèlent pas d’accumulation de grandes quantités de gaz intestinaux. Une hypersensibilité intestinale peut expliquer la sensation de ballonnement abdominal et donc des maux de ventre. L’intestin hypersensible reçoit une sensation de plénitude à un degré de remplissage plus faible que la normale et les muscles abdominaux se relâchent pour s’adapter à la distension ressentie.

Chez les patients atteints du syndrome de l’intestin irritable qui se plaignent de distension, le volume de l’abdomen peut augmenter de 3 à 4 cm en une période de 8 heures. La tomodensitométrie a démontré une modification de ce profil malgré l’absence de changement du contenu en gaz ou de leur distribution. On n’observe pas de modification correspondante chez les témoins normaux. Parfois, on note une augmentation de lordose lombaire (colonne vertébrale arquée). Peut-être les muscles abdominaux sont-ils affaiblis. La réalité du phénomène est indiscutable, mais le mécanisme demeure malgré tout encore un mystère !

Ainsi, un régime pauvre en FODMAPs ne soignera pas le SII, mais limitera grandement les symptomes liés à cette pathologie.

Sources

– Cummings J.H., « The large intestine in Nutrition and Disease », Danone Chair Monograph, n°3, 1997, ed. Institut Danone, Bruxelles.
– Barett J.S., « Extending Our Knowledge of Fermentable, Short-Chain Carbohydrates for Managing Gastrointestinal Symptoms », Nutrition in Clinical Practice, 2013, Vol. 28 (3), p. 300–306.
– IA-IPR Physique-Chimie, Abécédaire de chimie organique.
 Inserm.
– Dr Paul WIESEL, Gastroentérologue FMH, Centre Médical d’Epalinges, « Ballonnement et flatulences et gaz intestinaux »

RAPHAELLE SANTARELLI

Éviter les traces de gluten & les contaminations croisées


   Voici un article magnifique sur un sujet auquel on ne pense pas toujours: les contaminations croisées quand on est hypersensible au gluten…  Chez moi, je fais même attention aux bisous de mon gourmand de mari lorsqu’il vient de se jeter sur le bon pain frais de la boulangerie du coin (hihihi ^^); il est vrai que cela lui manque mais son estomac lui fait regretter peu de temps après son excès de gourmandise…

Retrouver cet article en version originale ici ^^

Lorsqu’on mange sans gluten, on cherche à éviter les traces de gluten et donc les contaminations croisées. Et c’est bien pour ça qu’on est là ! On vous a concocté une série de conseils pratiques et de réflexes simples à adopter qui vous permettront d’écarter tout contact inopiné.

Les contaminations croisées, késaco ?

Imaginons que vous partagez votre grille-pain avec un conjoint qui mange du gluten. Il est bien possible que votre pain gluten free soit en contact avec la protéine présente dans le pain de votre cher(e) et tendre. Vous voyez donc à quel point il est facile, malgré toutes les dispositions que vous prenez, d’être exposé à votre insu.Comme son nom l’indique, les contaminations croisées sont une exposition qui résulte d’un contact non direct avec le gluten.

Pourquoi éviter les contaminations croisées liées au gluten ?

Vous pourriez vous dire qu’un contact avec une miette de pain ne présente pas un risque majeur. Après tout ce n’est qu’une miette.La réponse peut sembler évidente, mais sachez que les possibilités de contaminations croisées sont nombreuses et bien souvent méconnues.

Détrompez-vous ! Une quantité infime peut endommager l’estomac des cœliaques ou de causer bien des soucis à un sensible ! Et comme vous n’avez pas moyen de savoir si cette miette est sans gluten, il est bon de vous abstenir.

Conseils pratiques pour éviter les contaminations croisées !

Comment éviter les contaminations croisées à la maison ?

De même avant l’utilisation de vos ustensiles, plan de travail et autre planche à découper. Pensez aussi à votre frigo et votre garde manger : étiquetez vos aliments sans gluten pour que toute la famille puisse les repérer facilement.Comment éviter les contaminations croisées chez vous et dans votre cuisine principalement ? Une hygiène irréprochable est de rigueur : après avoir manipulé un aliment dont vous n’avez pas la certitude qu’il soit sans gluten, lavez-vous les mains !

Et pour revenir au grille-pain, pensez à en réserver un uniquement à l’utilisation de vos produits sans gluten. Bref, de manière générale, et si vous en avez la possibilité, il est bon de prévoir des ustensiles de cuisine en double.

Comment éviter les contaminations croisées au restaurant ?

Le principal souci est de savoir comment le restaurant gère les contaminations croisées : est-ce qu’il cherche à les limiter ?

Ça va bien se passer, il n'y aura pas de contaminations croisées liées au gluten ©Clem Onojeghuo

Pour cela vous pouvez appeler le resto ou vous rendre dans la section Où Manger de Because Gus, puisqu’on vous indique toujours ces infos !

Ensuite sur place comment éviter les contaminations croisées ? Difficile de faire quelque chose, il faut vous en remettre au restaurateur.

Mais quelques détails peuvent vous mettre la puce à l’oreille : est-ce que les plats sont préparés à côté, est-ce que le restaurant utilise des ustensiles dédiés, est-ce que les huiles de fritures sont les mêmes pour les plats avec et sans gluten… ?

Apportez votre propre pain, après vous être évidemment assuré que vos hôtes sont d’accord ce sera, of course, 100% safe !

Tout ceci vous oblige sûrement à changer quelques habitudes, mais une fois le rythme pris, vous ne verrez plus la différence. Si vous avez un doute ou une question, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaire, on est là pour vous !

La photo de couverture est signée : ©James Sutton

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Pas le temps de prendre votre petit-déjeuner ?

http://www.neo-nutrition.net/pas-le-temps-de-prendre-votre-petit-dejeuner/

Il est 8 heures, votre réveil n’a pas sonné.

Vous allez être en retard. Pour gagner du temps, vous décidez de sauter le petit-déjeuner.

Vous prenez juste un café en vitesse.

Dans l’empressement, on oublie que la journée va être longue… et qu’on aura besoin de toutes nos capacités mentales.

Passé 10 h, votre ventre commence à gargouiller. Vous rêvez d’un croissant au beurre. Vous avez le cerveau embrumé. Impossible de vous concentrer.

Midi sonne enfin. Vous vous ruez vers la cantine du bureau. Sans hésiter, vous prenez le combo surimi mayonnaise, cordon bleu frites, éclair au chocolat. Et vous dévorez tout ça en un clin d’œil.

Le repas terminé, vous vous sentez lourd. À peine retourné à votre bureau, vous commencez déjà à somnoler. Vos paupières se ferment dès que vous commencez à lire. Votre esprit erre lorsqu’un collègue vous parle. Vous êtes trop fatigué pour entreprendre la moindre tâche productive.

La journée est fichue.

Il existe une solution

Pour les jours où vous êtes pressé, il existe un petit-déjeuner express qui vous rassasiera jusqu’à midi (certains se sentent rassasiés jusqu’à 16 h).

Ce petit-déjeuner s’adapte à vos goûts et à vos besoins.

Autre avantage :

Ce petit-déjeuner turbo apporte à votre cerveau de quoi fonctionner au maximum de ses capacités. Vos pensées seront claires. Les solutions à vos problèmes s’imposeront comme des évidences. Vous serez productif tout au long de la journée.

Bonus :

Ce petit-déjeuner express facilitera la perte de poids.

Deux traditions ancestrales

Ce petit-déjeuner express s’inspire de deux traditions ancestrales qui nous viennent du Tibet et du Vietnam. Il s’agit de boissons très riches pour permettre de vous caler en quelques gorgées.

La première tradition nous vient du Tibet : c’est le thé au beurre.

Cette boisson donne aux Tibétains de la force pour affronter le climat hostile des hauts plateaux de l’Himalaya.

D’abord, ils font bouillir du thé noir dans de l’eau légèrement salée pendant une demi-journée [1]. Ils versent le thé dans une jarre en bois et ajoutent une bonne quantité de beurre de yak. À cette étape, le beurre flotte à la surface, sans se mélanger au thé. Ensuite, ils referment la jarre pour la secouer vigoureusement. Cela permet de créer une émulsion entre la graisse (du beurre) et l’eau (du thé).

Les Tibétains en consomment tout au long de la journée. Pour moi qui ne vis pas dans un environnement hostile, une tasse me suffit largement !

Les Tibétains ont une vieille maxime :

« Pas de bon thé au beurre, pas de bon travail [2]. »

Au-delà de l’effet stimulant du thé sur le cerveau, il contient aussi de bons antioxydants.

Au Tibet, le beurre de yak est réputé pour donner des forces et améliorer l’endurance lors d’une journée de dur labeur [3].

Parce qu’il est gras et salé, le thé au beurre tibétain est un breuvage particulier qui n’est pas du goût de tout le monde, surtout au petit déjeuner… Et puis il est assez éloigné du thé que nous buvons, c’est pourquoi il est plus simple de le voir comme une soupe. De plus, la recette traditionnelle n’est pas suffisamment « express » pour nos besoins.

Je vous donnerai donc des astuces pour confectionner en un rien de temps du thé au beurre nettement meilleur au goût.

La deuxième tradition nous vient du Vietnam : c’est le café à l’œuf.

Le principe est simple : les Vietnamiens battent un jaune d’œuf tout en incorporant le café chaud. Cela fait un superbe café crème.

Certains ajoutent du sucre. Cela me paraît superflu.

Bien entendu, le café à l’œuf est très nourrissant et donne une impression de satiété. La caféine est un bon stimulant pour le cerveau.

L’œuf est un des aliments les plus complets qui soient. Il est riche en :

  • Protéines
  • Bonnes graisses (si les poules ont été bien nourries)
  • Vitamines (A, B2, B5, B6, B9, B12, D, E, K)
  • Lutéine et zéaxanthine, 2 antioxydants pour les yeux
  • Choline, un nutriment mal connu mais qui joue un rôle biologique fondamental [4].

En somme, l’œuf est un bijou de la nature.

Pour ceux qui préfèrent le cappuccino, il suffit de continuer à battre. À tous les coups, vous obtiendrez une mousse de consistance parfaite… C’est nettement plus simple à obtenir qu’avec du lait. L’œuf est un excellent émulsifiant, bien connu des chefs cuisiniers.

Une multitude de possibilités pour satisfaire tous les goûts

Depuis quelques années, de nombreux nutritionnistes se passionnent pour le thé au beurre tibétain et le café à l’œuf vietnamien. C’est ainsi qu’est apparue l’idée de les consommer comme petit-déjeuner express.

Ces boissons substantielles sont revisitées en permanence pour s’ajuster aux goûts de chacun [5].

Les start-ups de Californie ont immédiatement été conquises par cette nouvelle tendance [6]. Les vedettes du grand écran s’y sont mises également. À Los Angeles, vous pouvez désormais entrer dans un café et commander un thé au beurre.

Tous apprécient de pouvoir économiser du temps le matin et faire fonctionner leur cerveau au maximum de ses capacités.

Au cours de mes recherches et de mes expérimentations sur le petit-déjeuner express, j’ai fait plusieurs découvertes qui vous serviront :

Conseil numéro 1 : Le beurre n’est pas la meilleure source de graisses

Il est toujours préférable de choisir du beurre de lait cru. Malheureusement, c’est très difficile à trouver. Et c’est encore mieux s’il vient de vaches de pâturages, ce qui est impossible durant l’hiver et les mois froids. On reconnaît ce beurre-là à sa couleur jaune intense.

De plus, il faut reconnaître que nous consommons déjà des quantités non négligeables de produits laitiers en temps normal (fromages, yaourts, lait, beurre, crème). Les produits laitiers sont à l’origine de nombreux cas d’intolérance et on les soupçonne de provoquer le cancer.

C’est pourquoi je recommande de remplacer le beurre par de l’huile vierge de coco biologique.

Pourquoi ? Je laisse la parole à Jean-Marc Dupuis pour vous répondre :

L’huile de noix de coco contient zéro protéines, zéro glucides, zéro minéraux et presque zéro vitamines. C’est de la graisse pure avec un peu de vitamine E.

Une cuillère à soupe de 13,6 grammes contient 117 kilocalories (une femme a besoin d’environ 1800 kilocalories par jour).

La graisse de noix de coco est presque uniquement composée d’acides gras saturés. Mais à la différence des graisses animales, très riches en acides gras saturés également, elle contient une quantité inhabituelle d’acides gras à chaîne moyenne, ou triglycérides à chaîne moyenne (TCM).

Lorsque vous mangez des TCM, ils vont droit dans votre foie et sont métabolisés pour produire de l’énergie, ou sont transformés en cétones qui peuvent avoir un effet thérapeutique sur le cerveau (épilepsie et maladie d’Alzheimer).

Récemment, une étude réalisée sur des cellules de souris et publiée dans leJournal of Alzheimer a prouvé que le traitement à l’huile de noix de coco protège les neurones du cortex cérébral en laboratoire [7].

Dans une étude réalisée en 2006, la consommation de triglycérides à chaîne moyenne a conduit à des améliorations immédiates des fonctions cérébrales chez les patients souffrant de formes modérées de la maladie d’Alzheimer [8].

L’huile de noix de coco est constituée à 50 % d’acide laurique, qui peut tuer les microbes pathogènes (sources de maladie) comme les bactéries, les virus et les levures [9], par exemple le staphylocoque doré et le candida albicans.

Votre corps a beaucoup de mal à stocker les TCM dans vos réserves de gras (cuisses, fesses, ventre, bras, poitrine).

Vous pouvez même maigrir en remplaçant le beurre ou les autres graisses saturées par de l’huile de noix de coco. Une étude a conclu que 15 à 30 grammes de TCM par jour augmentent la consommation d’énergie de 5 %, ce qui représente 120 kilocalories par jour [10].

Enfin, de nouvelles études de très grande ampleur ont montré qu’il n’y a pas de lien entre la consommation de graisses saturées et le risque d’infarctus ou d’accident vasculaire cérébral [11] [12].

L’huile de coco est un ingrédient idéal du petit-déjeuner express car elle vous apporte la satiété tout en assurant que votre cerveau a l’énergie nécessaire pour fonctionner.

De plus, elle donne un goût de noix de coco très agréable à votre petit-déjeuner express.

Ceux qui n’aiment pas le goût de l’huile de coco seront tentés de la remplacer par des dérivés sans odeur : les huiles de triglycérides à chaîne moyenne (TCM). Malheureusement, la qualité de ces produits manufacturés est assez inégale. Assurez-vous que votre huile contienne au moins 50 % d’acide laurique.

Malgré tout, l’huile de coco vierge reste le produit le plus naturel et le plus complet.

Conseil numéro 2 : Ne mettez pas de sel dans votre thé

Les Tibétains mettent une quantité folle de sel dans leur thé au beurre pour lui donner du goût. Mais il faut comprendre que leur palais n’est pas entraîné comme le nôtre – tout comme celui des Indiens qui mangent très épicé.

Inutile de vous infliger cette torture.

Pour obtenir une saveur acceptable pour un petit-déjeuner, ne salez pas votre thé. Si vous connaissez déjà le « tchaï », le thé au lait des Indiens… vous verrez que le thé à l’huile de coco (ou au beurre) n’a pas un goût si différent.

Conseil numéro 3 : Gagnez du temps avec les équipements modernes

Pour vraiment préparer votre petit-déjeuner en vitesse, l’idéal est d’utiliser un robot plutôt qu’un fouet.

Un mixeur-blender vous permettra d’émulsifier votre boisson en quelques secondes. Refermez bien le couvercle. Le résultat sera homogène avec une petite couche de crème sur le dessus.

Dans le même genre, les petites machines à faire de la mousse pour cappuccino peuvent faire l’affaire. L’émulsion ne sera pas parfaite, mais c’est rapide et pratique. Certaines chauffent votre mélange en même temps.

Un mixeur à pied vous donnera aussi un excellent résultat. N’essayez pas de mixer directement dans votre tasse. Utilisez un récipient étroit et profond pour vous protéger des éclaboussures brûlantes.

Conseil numéro 4 : Essayez de moduler thé et café, huile de coco et œuf…

J’ai l’habitude de mettre une petite noix de beurre ou d’huile de coco pour une tasse de thé/café. Une tasse suffit amplement.

Pour votre petit-déjeuner express, il n’y a pas de règles fixes. Les combinaisons sont nombreuses, selon vos goûts et vos besoins :

  • Thé noir + huile de coco
  • Thé vert + huile de coco (on perd vite le goût du thé vert qui est moins fort que le thé noir)
  • Café + huile de coco (une fois mixé, vous apprécierez la petite mousse crémeuse à la surface, caractéristique d’un bon expresso).
  • Café + beurre (pour ceux qui avaient l’habitude tremper leur pain beurré dans le café)
  • Café + beurre + huile de coco (on appelle ça un « bulletproof coffee », littéralement un « café pare-balles »)
  • Café + huile de coco + jaune d’œuf (pour gagner en consistance et en nutriments)
  • Café + huile de coco + œuf entier (pour un petit-déjeuner ultra consistant, idéal avant une séance d’exercice physique)
  • Thé noir + œuf (goût curieux)
  • Etc.

Si les goûts ne vous reviennent vraiment pas, essayez d’ajouter un petit peu de miel ou de sucre.

À présent, vous connaissez le petit-déjeuner express pour vous dépanner en cas d’urgence.

Maintenant, c’est à vous de jouer. Il ne vous reste plus qu’à définir le petit-déjeuner express qui convient à vos goûts et à vos besoins énergétiques.

Ainsi, même en retard le matin, vous serez plus détendu.

Bien à vous,

Eric Müller

PS : Moi même, je prends un café à l’huile de coco. Si le dîner de la veille était vraiment léger, j’ajoute éventuellement un œuf.

Le café et l’huile de coco pris à jeun encouragent le corps à brûler des graisses pour avoir de l’énergie. Les triglycérides à chaîne moyenne de la noix de coco sont immédiatement mis à disposition du cerveau pour fonctionner. Cette super-boisson pourrait combattre l’arrivée d’Alzheimer et le déclin cognitif plus largement.

 

Intolérant… ou sensible au gluten ? Les différences sont majeures

http://www.sciencesetavenir.fr/nutrition/intolerant-ou-sensible-au-gluten-les-differences-sont-majeures_12961

1% de la population française pourrait être atteinte d’intolérance au gluten, appelée aussi maladie cœliaque. Ce chiffre cacherait un autre phénomène, moins grave mais plus largement répandu : la sensibilité au gluten.

Manger sans gluten : pour certains, une nécessité. Pour d'autres, une simple mode.

Manger sans gluten : pour certains, une nécessité. Pour d’autres, une simple mode. © FRANCK LODI/SIPA

ÉVICTION. Les principales protéines constitutives du gluten du blé sont les gliadines et les gluténines. Elles peuvent se révéler toxiques pour les intolérants au gluten, que l’on appelle aussi malades cœliaques. Pour ces individus, seule une éviction totale du gluten de leur régime alimentaire permet de ne pas développer les symptômes de l’intolérance au gluten et d’éviter une dégradation à long terme du tissu intestinal. L’Association Française Des Intolérants au Gluten (AFDIAG) estime qu’une personne sur 100 peut développer cette maladie. A l’heure actuelle, seulement 10 à 20% des cas seraient diagnostiqués… Pour rappel, un grain de céréale se divise en trois parties : le son, le germe et l’albumen. Ce dernier est composé d’amidon et d’un assemblage de protéines formant un réseau insoluble. Les céréales contiennent ce complexe protéique, mais il est problématique chez certaines céréales seulement car c’est uniquement chez elles qu’on retrouve les gliadines et gluténines : le blé et ses dérivés (froment, épeautre, kamut), l’orge, l’avoine, le seigle et ses dérivés. D’autres céréales ne posent pas de problème car elles n’en contiennent pas, comme le sarrasin et le quinoa.

Chez les malades cœliaques, l’ingestion de gluten provoque une activation anormale du système immunitaire au niveau de la paroi intestinale. Les deux protéines, la gliadine et la gluténine, sont responsables du déclenchement de cette réaction qui dégrade petit à petit le tissu intestinal et provoque à long terme une atrophie des villosités, ces replis semblables à de petits poils et qui tapissent la paroi intestinale. Ils voient leur taille diminuer et ne jouent plus leur rôle dans l’absorption de certains nutriments. La maladie cœliaque ne doit pas être confondue avec l’allergie au blé. Si dans les deux cas l’ingestion de blé produit une réaction immunitaire, les mécanismes ne sont pas les mêmes et conduisent à des symptômes différents.

La sensibilité au gluten existe-t-elle vraiment ?

De plus en plus d’individus non malades cœliaques et qui ne sont pas allergiques au blé s’autoproclament sensibles au gluten. Ce phénomène a été décrit pour la première fois dans les années 1980 (1) avant d’être re-découvert récemment. Les symptômes évoqués sont d’une part des troubles digestifs (maux de ventre, ballonnements, diarrhées ou constipation) et d’autre part des troubles comme les maux de têtes, la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires, des dermatites ou encore un ralentissement psychique, appelé « cerveau brumeux » dans la presse spécialisée. Quelles sont les causes cliniques connues à ce jour ? Aucune n’est avérée. Mais certaines personnes qui se déclarent sensibles au gluten auraient en réalité une autre pathologie :

Une étude évoque un lien entre consommation de gluten et le syndrome de l’intestin irritable, les symptômes étant d’ailleurs similaires.

– L’adoption d’un régime pauvre en FODMAP (oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols fermentescibles) améliore aussi le confort digestif de certains individus se déclarant sensibles au gluten. Aucun lien n’existerait alors entre l’ingestion de gluten et l’inconfort digestif puisque, dans ce cas, ce sont les glucides et sucres fermentescibles issus de l’alimentation qui provoquent les troubles ressentis.

Mais les 2 hypothèses ne correspondent pas à 100% des cas des personnes qui se disent sensibles au gluten. Il reste d’autres pistes à découvrir. Afin de mieux cerner le phénomène, les chercheurs ont besoin de plus de données d’études épidémiologiques et cliniques et de données sur les mécanismes biologiques et cellulaires. Il est en effet possible que l’ingestion du gluten ne soit pas directement associée à ces troubles, ou seulement partiellement. Le phénomène de sensibilité au gluten est en tout cas très en vogue chez les consommateurs, puisque le marché du sans-gluten bondit chaque année en France de 30 à 47%.