Intolérant… ou sensible au gluten ? Les différences sont majeures

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1% de la population française pourrait être atteinte d’intolérance au gluten, appelée aussi maladie cœliaque. Ce chiffre cacherait un autre phénomène, moins grave mais plus largement répandu : la sensibilité au gluten.

Manger sans gluten : pour certains, une nécessité. Pour d'autres, une simple mode.

Manger sans gluten : pour certains, une nécessité. Pour d’autres, une simple mode. © FRANCK LODI/SIPA

ÉVICTION. Les principales protéines constitutives du gluten du blé sont les gliadines et les gluténines. Elles peuvent se révéler toxiques pour les intolérants au gluten, que l’on appelle aussi malades cœliaques. Pour ces individus, seule une éviction totale du gluten de leur régime alimentaire permet de ne pas développer les symptômes de l’intolérance au gluten et d’éviter une dégradation à long terme du tissu intestinal. L’Association Française Des Intolérants au Gluten (AFDIAG) estime qu’une personne sur 100 peut développer cette maladie. A l’heure actuelle, seulement 10 à 20% des cas seraient diagnostiqués… Pour rappel, un grain de céréale se divise en trois parties : le son, le germe et l’albumen. Ce dernier est composé d’amidon et d’un assemblage de protéines formant un réseau insoluble. Les céréales contiennent ce complexe protéique, mais il est problématique chez certaines céréales seulement car c’est uniquement chez elles qu’on retrouve les gliadines et gluténines : le blé et ses dérivés (froment, épeautre, kamut), l’orge, l’avoine, le seigle et ses dérivés. D’autres céréales ne posent pas de problème car elles n’en contiennent pas, comme le sarrasin et le quinoa.

Chez les malades cœliaques, l’ingestion de gluten provoque une activation anormale du système immunitaire au niveau de la paroi intestinale. Les deux protéines, la gliadine et la gluténine, sont responsables du déclenchement de cette réaction qui dégrade petit à petit le tissu intestinal et provoque à long terme une atrophie des villosités, ces replis semblables à de petits poils et qui tapissent la paroi intestinale. Ils voient leur taille diminuer et ne jouent plus leur rôle dans l’absorption de certains nutriments. La maladie cœliaque ne doit pas être confondue avec l’allergie au blé. Si dans les deux cas l’ingestion de blé produit une réaction immunitaire, les mécanismes ne sont pas les mêmes et conduisent à des symptômes différents.

La sensibilité au gluten existe-t-elle vraiment ?

De plus en plus d’individus non malades cœliaques et qui ne sont pas allergiques au blé s’autoproclament sensibles au gluten. Ce phénomène a été décrit pour la première fois dans les années 1980 (1) avant d’être re-découvert récemment. Les symptômes évoqués sont d’une part des troubles digestifs (maux de ventre, ballonnements, diarrhées ou constipation) et d’autre part des troubles comme les maux de têtes, la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires, des dermatites ou encore un ralentissement psychique, appelé « cerveau brumeux » dans la presse spécialisée. Quelles sont les causes cliniques connues à ce jour ? Aucune n’est avérée. Mais certaines personnes qui se déclarent sensibles au gluten auraient en réalité une autre pathologie :

Une étude évoque un lien entre consommation de gluten et le syndrome de l’intestin irritable, les symptômes étant d’ailleurs similaires.

– L’adoption d’un régime pauvre en FODMAP (oligosaccharides, disaccharides, monosaccharides et polyols fermentescibles) améliore aussi le confort digestif de certains individus se déclarant sensibles au gluten. Aucun lien n’existerait alors entre l’ingestion de gluten et l’inconfort digestif puisque, dans ce cas, ce sont les glucides et sucres fermentescibles issus de l’alimentation qui provoquent les troubles ressentis.

Mais les 2 hypothèses ne correspondent pas à 100% des cas des personnes qui se disent sensibles au gluten. Il reste d’autres pistes à découvrir. Afin de mieux cerner le phénomène, les chercheurs ont besoin de plus de données d’études épidémiologiques et cliniques et de données sur les mécanismes biologiques et cellulaires. Il est en effet possible que l’ingestion du gluten ne soit pas directement associée à ces troubles, ou seulement partiellement. Le phénomène de sensibilité au gluten est en tout cas très en vogue chez les consommateurs, puisque le marché du sans-gluten bondit chaque année en France de 30 à 47%.

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8 signes qui indiquent que vous une intolérance au gluten!

 

     Le gluten est une des protéines qui peuvent être fournies par les aliments qui en contiennent, ou dans les complément alimentaires. Il se trouve en grandes quantités dans le blé et les grains similaires, tels que le seigle et l’orge. La plupart des céréales, pâtes, pains, sauces à salade, et les soupes contiennent du blé et dérivés (amidon, levures, dextrose, maltose sirop de glucose…

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http://www.minutecool.com/actualites/725/8-signes-qui-indiquent-que-vous-faites-une-intolerance-au-gluten.html

Allergie ou intolérance?

Entre allergie et intolérance l’espace est réduit… Article intéressant qui explique le fonctionnement de notre organisme face à « l’étranger » ^^

https://www.santenatureinnovation.com/allergies-ce-quil-fa…/

Allergies : ce qu’il faut mettre dans votre frigo pour vous en débarrasser
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